Transformer une liste d'écarts en programme de travaux
Une évaluation de la sécurité se termine par des recommandations. Entre ces recommandations et un chantier, il y a un travail de préparation que personne ne peut sauter : décider quoi faire, dans quel ordre, avec quel budget et sur combien d'années.
La priorisation vient en premier. Tous les écarts ne se valent pas : certains touchent la capacité d'évacuation ou la stabilité et ne peuvent pas attendre, d'autres relèvent de la durabilité et se planifient sur un horizon plus long. Une hiérarchie explicite permet d'étaler l'investissement sans laisser le risque en suspens.
Vient ensuite la conception des correctifs retenus, jusqu'aux plans et devis, avec une estimation de coûts assez solide pour être portée à un conseil ou à un budget d'immobilisations. Et un échéancier qui tient compte du vrai calendrier : fenêtres d'intervention en rivière, délais d'autorisation, disponibilité des entrepreneurs.
L'erreur la plus courante
Attaquer le correctif le plus visible plutôt que le plus déterminant. Un parement refait à neuf sur un ouvrage dont l'évacuateur est sous-dimensionné, c'est un budget dépensé sans que le risque ait bougé.